La marche forcée pour un soldat blessé

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Un sapeur-pompier handicapé par un grave accident intervenu en mission a néanmoins souhaité participer à la longue marche des 4 jours de Nimègue… Une préparation physique intense lui permet de dépasser son handicap.

Bien qu’il ne se déplace plus maintenant qu’en fauteuil, ce pompier de Paris veut se remettre à la marche et participer aux Quatre Jours de Nimègue, une compétition à laquelle participent 5.000 militaires et 40.000 civils à la fin de juillet, chaque année. Ce reportage vidéo montre le parcours du combattant de ce soldat au parcours sportif déjà bien balisé, puisqu’il y figure au record de France du lancer de disque, pour se préparer à une marche de 167 km au milieu des autres compétiteurs, autour de Nimègue, aux Pays-Bas. On le voit épaulé par une équipe médicale à l’hôpital militaire Percy, du cercle sportif des Invalides, ainsi qu’à la caserne de Villeneuve-Saint-Georges, en banlieue de Paris, par ses camarades et son frère, sapeur-pompier comme lui.

Pourquoi ce sapeur-pompier, qui se retrouve en fauteuil roulant, prend-il le départ d’une marche forcée épuisante et très sélective ?

« J’ai besoin d’un effet de cohésion et d’un partage, et je me suis dit tant qu’à faire un exploit sportif, autant qu’il y ait un profit au-delà de ma personne ».

La marche est traditionnellement une activité à la base du métier de soldat. Avant d’arriver sur le champ de bataille (aujourd’hui le théâtre d’opération) les armées doivent se porter à la rencontre l’une de l’autre pour s’affronter. Avant le chemin de fer et l’invention de l’automobile, puis de l’avion, toutes ces manœuvres s’effectuaient évidemment à pied. Par exemple en 1805, les soldats de la Grande Armée ont parcouru 40 km par jour pour se rendre en Autriche, et remporter les victoires d’Ulm et d’Austerlitz… depuis Boulogne-sur-Mer. Les Quatre Jours de Nimègue ont été créés par d’anciens militaires en souvenir de cette activité. On comprend mieux la portée du challenge qui a germé dans l’esprit de ce sapeur-pompier qui désormais n’arrive plus à se servir de ses membres inférieurs :

« J’ai vu toutes les phases de sa rééducation, de sa réadaptation et de sa réinsertion, déclare le médecin chef des services de l’hôpital Percy. Je me rends compte qu’à travers le sport, il s’est complètement réalisé » :

Malgré leur handicap transitoire ou persistant, les soldats blessés arrivent à continuer à se dépasser tout en maintenant un lien fort avec leur activité et leurs camarades.

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