Pour les femmes, « des railleries au début » à l’armée…

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Pour les femmes militaires, un engagement dans l’armée est bien souvent le moyen d’exercer un métier hors du commun. Celle-ci alimente en obus les mortiers de l’artillerie de montagne…

Le 8 mars, est aussi pour l’armée l’occasion de communiquer sur la place que les femmes militaires occupent dans une institution, par tradition plus généralement dédiée à la gent masculine. La journée de la femme offre au SIRPA, le service d’information et de communication aux armées, de très belles opportunités pour démontrer que les carrières militaires ne sont pas réservées aux hommes, et que les femmes qui s’engagent dans l’armée ne sont pas en reste pour saisir leur chance d’exercer un métier hors-normes, comme de piloter des engins de franchissement de 60 tonnes ou d’avoir à manipuler des engins hautement explosifs :

« Je suis finalement un personnage assez important, parce que sans moi, la livraison ne peut être effectuée, reconnaît cette jeune sous officier. Je fais la distribution, et arrivée sur position l’assemblage de chaque obus ».

La jeune femme est maréchal-des-logis au 93ème régiment d’artillerie de montagne et chef d’escouade pour le transport des munitions. C’est grâce à elle que les soldats pourront ouvrir le feu. Sans son intervention, aucune pièce d’artillerie ne peut plus fonctionner, faute d’alimentation. Mais plus encore, sa responsabilité va jusqu’à s’assurer de la conformité des obus et de leur assemblage sur le théâtre d’opérations. Ainsi, les servants de pièce sont certains que la munition va bien exploser en touchant au but…

Le métier qu’elle exerce, à cheval entre la logistique et la manipulation de matières dangereuses, réclame à la fois :

  • Rigueur et ponctualité ;
  • Maîtrise des explosifs ;
  • Maintien de la sécurité ;
  • Savoir se faire obéir ;
  • Qualités d’organisation.

Pour cette femme sous-officier de l’artillerie de montagne, il faut d’abord s’imposer à l’équipe composant l’escouade de transport d’obus de mortier pour mener à bien la mission. Mais quand on a la forme et l’envie, ça pète le feu :

« Ça fait bientôt 12 ans que je fais ce travail, fait valoir la jeune femme, au début il y a toujours des petites railleries, mais bon… Il faut passer par-dessus » !

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