Une médecine de guerre, en milieu désertique

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Un reportage vidéo permet de comprendre les difficultés particulières des médecins du service de santé des armées en milieu hostile dans le désert.

À l’époque actuelle où les soldats français sont déployés en mission sur le sol africain (et notamment dans la bande sahélienne), c’est bien l’exercice de la médecine de guerre qui va s’adapter aux conditions particulières des combats menés contre un ennemi qui possède, et dispose de l’avantage du terrain. Un exercice a été effectué à Djibouti avec les médecins du service de santé aux armées, où l’accent a été mis sur le sauvetage au combat :

« On va retrouver des pathologies qui peuvent survenir en même temps que les autres blessures, explique un jeune médecin militaire. C’est aussi beaucoup plus fréquent chez nous : 90% des blessés meurent de choc hémorragique » !

Au-delà du traitement des blessures, c’est à une véritable course contre la montre que sont confrontés les personnels de santé des armées ! Avec une mission vitale : évacuer et transporter le blessé vivant pour qu’il puisse se voir administrer des soins adéquats au poste de secours le plus proche. Le métier des médecins militaires s’exerce ainsi en milieu désertique encore plus dans l’urgence qu’il pourrait l’être sur d’autres théâtres d’opérations. Sur ces images, nous pouvons observer la manière dont sont traités deux blessés (1 soldat français et 1 américain) en milieu hostile dans le désert :

  1. Le traitement des hémorragies ;
  2. Les voies aériennes, la respiration ;
  3. Le traitement de la circulation ;
  4. D’éventuels traumatismes crâniens ;
  5. Le traitement de l’hypothermie ;
  6. La mise en œuvre de l’évacuation…

Mais pour les médecins du service de santé aux armées, cet exercice qui s’est déroulé à Djibouti leur a permis également de toucher du doigt les conditions particulières de l’exercice de la médecine dans le désert :

« Le but de l’exercice, c’est de se rapprocher le plus possible de la réalité, de la fatigue, de la poussière, de l’environnement sonore, et puis aussi du danger puisque le ramassage du premier blessé s’est fait pendant les combats ».

On peut voir aussi dans ce reportage vidéo qu’une importante logistique est appelée pour l’évacuation des blessés, avec un VAB et un hélicoptère de transport…

Les recherches qui ont abouti : le danger de la médecine de guerre chez les civils.

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