La météo, en quoi c’est important dans l’armée ?

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Un jeune sous-officier de l’ALAT explique en vidéo les aspects de sa spécialité de prévisionniste météorologue dans l’armée de Terre…

Le soleil d’Austerlitz tout le monde connaît, mais on ne se représente pas à quel point les phénomènes météo peuvent influer sur le cours d’une opération militaire. Ce jeune maréchal des logis intervenant dans la force Barkhane, au Mali, présente son métier de prévisionniste météo aux armées. Son travail au sein de l’aviation légère (ALAT) a évidemment un impact pour les pilotes d’hélicoptère, mais il ne se limite pas seulement à donner une information fiable aux personnels navigants :

« Ma mission consiste à détecter et prévoir les phénomènes météo qui vont avoir un impact sur les forces. Surtout pour la saison des pluies où on peut avoir des orages très violents qui vont avoir des conséquences aussi bien les forces au sol qu’en l’air ».

Dans les opérations extérieures comme Barkhane au Sahel, les conditions opérationnelles peuvent se révéler très différentes à celles que les soldats peuvent éprouver en France et en Europe. Pour les hélicos de l’ALAT, les batteries d’artillerie ainsi que les convois logistiques, une prévision météo de bonne qualité est essentielle au bon déroulement de la mission. Pour le caractère particulier de ces informations, le prévisionniste météorologue a un profil qui se distingue par son goût pour la technique, de la méthode et de la précision dans ces analyses, mais aussi une certaine autonomie dans le déroulement de son travail :

« Pour faire ce boulot, j’ai des ordinateurs reliés qui m’envoient les données de Météo France. Je vais les analyser et apporter ensuite une expertise pour pouvoir donner la météo aussi bien aux pilotes qu’aux forces au sol, en adaptant mon discours aux personnes à qui je donne l’information ».

Pour être prévisionniste météorologue de l’armée de Terre, une formation initiale de 8 mois est dispensée à l’école nationale des sous-officiers de Saint-Maixent (ENSOA), puis une autre, spécialisée, de 18 mois à l’école nationale de météorologie (ENM) de Toulouse.

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