Quand l’équipage d’un A400-M fait le cobaye

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Pour arriver à intégrer l’impact que l’A400-M produit sur les équipages aux niveaux physique et physiologique, une expérience très poussée est menée, où ils ont accepté d’en devenir les cobayes…

Grâce à son importante autonomie de vol et son large rayon d’action, l’A400 M n’est pas sans conséquences sur les pilotes et personnels navigants qui se doivent de mener des missions de guerre à bien avec des taux de réussite et de sécurité maximum. Le centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) et L’institut biomédical des armées (IRBA) ont mené une expérience auquel l’équipage d’un A400-M s’est prêté sur un vol longue distance avec sur leurs membres toute une série d’appareils électroniques, destinés à mesurer leur résistance pendant et après une mission de routine. Pour l’équipe médicale, l’objectif est de tester les contraintes d’un tel avion de transport en termes :

  1. De leur fatigue ;
  2. De leur vigilance ;
  3. De la charge de travail…

Les pilotes et mécanicien navigant se voient donc affublés d’un actimètre au poignet et d’un électroencéphalogramme dont les capteurs sont collés sur la tête. Des questionnaires sont soumis aux personnels toutes les deux heures. Cette expérience se poursuit aussi après l’exécution de la mission de façon à mieux connaître la récupération des membres de l’équipage après le vol. Un des points forts de l’A400 M est de pouvoir s’adapter à une grande panoplie de missions de guerre, du ravitaillement en vol au parachutage de soldats et de fret.

  • Le centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) a en particulier pour mission de définir les règles d’emploi des matériels de l’armée de l’Air avant leur livraison aux unités.
  • L’institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) dirige des programmes dans des domaines couvrant les dangers nucléaire, radiologique, biologiques et chimique (NRBC), la prévention et le traitement des maladies transmissibles, les problèmes d’adaptation du combattant à son environnement et les techniques nouvelles comme la thérapie cellulaire :

La mise en service d’un avion aux performances telles que l’A400M devait forcément poser la question du facteur humain, de façon à prévenir sa mise en cause en cas d’accident et le maximum de sécurité.

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